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Tropicalboy : Le Best Of
19 septembre 2010

Manif du 23 septembre : Stop à la pénibilité

calicot_sarko

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V
Le manchot médiatique, qui prospère, youpla boum, y a bon boom, au beau milieu de l'actuel désert démocratique, en tant que médium enflammé de ce dernier, a beau rugir que tout ça, le rejet massif de la réforme des retraites, qui est aussi un combat pour la défense des salaires, un combat séculaire contre la liberté capitaliste, empiétant et piétinant sa propre égalité, des millions de manifestants ont attesté, par leur présence, que le clivage droite/ gauche recouvre, en fait, une réalité sociale bien vivante. Et cette réalité est porteuse d'une vérité toute simple, constamment niée par tous les défenseurs de l'économie nationale et adeptes de la libre entreprise: il n'y a pas identité d'intérêts entre capital et travail. Même si cet antagonisme est aussi le fonds de commerce de la gauche capitaliste qui réclame sans rire que le fardeau de la faillite capitaliste soit redistribué entre tous, à parts égales, et vive la République! Et vive la France! Sauf que la droite l'umpéniste a un U-mp 3, dans les oreilles, qui lui répète en boucle que le seul parti socialiste possible, en France, c'est elle! Les Chinois enfin, ne sont plus seuls, pour changer le monde. Il y a bien un socialisme passif, au service du capitalisme mondial et des classes qui en vivent et le soutiennent.<br /> Et c'est justement ce socialisme-là, bavard, du monde tel qu'il est, comme il dit, qui pousse le manchot-roi médiatique à brailler, sur un plateau télé quelconque, que tout ça, c'est du flan! Un mirage! A qui le dit-il! Mais alors que voit-il? Des millions de preneurs d'otages, pas moins! France-à-pied, menacé d'esclavage totalitaire, en tout cas pris en otage par des gens pas clairs! C'est énorme. Mais ce n'est pas tout. Changeant de registre, il voit le loup fonctionnaire se métamorphoser en troupeau peureux qui oscille de droite à gauche, pour se tenir chaud, chaud, chaud. Et puis des boeufs, des rats, des pingouins, des dinosaures, bref des animaux à gueules de buveurs de bière, venus se compter, mais qui ne représentent, au final, rien d'autre que leur propre vomi. Fermez le ban! Bon appétit!. Comme on voit, le pouvoir de décrire donne des ailes à l'imagination qui pousse de gros couplets dithyrambiques, en écho aux sirènes du marché. Celles-là même qui rappellent sans cesse les brutes républicaines, brunes et blondes, à leurs devoirs intérieurs, dégraisser, moderniser, liquider, voire plus si affinités. Il n'y a pas de placard plus réaliste que ceux affichés sur les portes de ce despotisme. <br /> <br /> Mais ce réalisme idéologique, de type ++, et sa gesticulation psychologique, à visées comportementales et injonctions administratives, multipliant, au gré des faits, le nombre de règles qui, par ailleurs, se contredisent les unes, les autres, ne cessent de buter sur la barrière des faits économiques et sociaux. Raison pour laquelle, ce réalisme-là, à oeillets à la boutonnière, ne peut pas voir un homme debout et vivant, sans vouloir lui coller les pieds dans le ciment. Et donc fatalement, derrière lui, grandit un labyrinthe de murs démocratiques, avec lesquels il espère emmurer un monde qui le déborde de partout. Naturellement, au-delà de ces murs dorés et brillants, pyrénéens, il ne voit que sable islamique et nuit totalitaire. On dirait bien que son monde est grand, jusqu'au bout de l'Afghanistan. D'ailleurs, en tant que médium, il en est le prophète qui tend la main aux talibans: légalisons toutes les drogues! Ça coupera l'herbe, sous les pieds des trafiquants! Et en plus, chacun sa merde, ça coûtera moins cher à la société! C'est bien vrai finalement qu'il a une solution pour tout: la dissolution des tous les rapports sociaux, en un unique rapport social, déjà dominant: l'argent! Pour en avoir plus, en donner moins. Pour en donner moins, en prendre plus. Même la littérature de gare est plus prolixe. Aussi, après ça, on se demande bien pourquoi il tient tant à se marier et fonder une famille. Se payer une putain semble plus que suffisant pour être au diapason du rapport social fondamental qu'il soutient. Ah mais qu'on est con! Nous oublions qu'il a des valeurs! Que son âme est mue par l'idée de rupture. Cet hibernatus, en effet, est en quête de guerre froide. Liquider les katangais et autres sauvageons du quartier latin, qui mettent à sac la boutique, voilà son truc. Et puis aussi, rappeler aux nomades que la France n'est pas un no man's land, chanter la Marseillaise pour remplir les poches des prolétaires, faire du foin contre les hommes de paille de la finance, etc. Veaux, vaches, cochons finissent, un jour ou l'autre, écorchés, sur les barbelés du réel. Si donc les prolétaires veulent vivre comme des hommes, le capitalisme doit crever.
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S
en 2012 ! Ou laors : réformé.<br /> Voir plus si affinité : mise en examen, inculpation…<br /> Enfin, s'il reste encore quelques pans d'aplomb d'un système judiciaire bien malade.
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